Ingrid Betancourt et le miracle de la foi en Jésus et Marie

Publié le par Benoit

Permettez-moi, ce soir, de vous faire part de mon sentiment sur la libération d’Ingrid Betancourt. S’il y a dix jours, l’emballement médiatique consécutif à sa libération m’a partiellement choqué, c’est que je me suis interrogé sur la disproportion et l’inégalité que nos médias accordaient à la valeur de chaque vie humaine ; parallèlement à l’heureuse libération de Mme Betancourt, deux étudiants français étant poignardés de 240 coups à Londres et le peuple du Zimbabwe continuant par exemple à être opprimé. Mais tel n’est là l’essentiel de ma réflexion.

Ce qui m’a le plus marqué est le non renoncement de Mme Betancourt à exprimer sa foi dans les médias ; chose rare à notre époque. Alors que la libération spirituelle de la petite Marie, dernière victime de Michel Fourniret, par la Vierge Marie, fut occultée par nos médias, ces derniers préférant les détails scabreux des actes de ce criminel, l’ensemble des journalistes n’ont pu couper au montage les belles phrases de Mme Betancourt ; et même les médias défenseurs d’une laïcité radicale ont laissé Mme Betancourt exprimer sa foi.

Encore aujourd’hui, le site du journal Libération nous rapporte les très belles déclarations d’Ingrid Betancourt sur le pardon.

« Je ne pense pas que l’on puisse donner à la violence des réponses violentes. La seule réponse à la violence, c’est une réponse d’amour. Pour moi, en l’occurrence, une réponse chrétienne, parce que c’est ma foi à moi. On peut être amené à haïr une personne de toutes les forces de son être, mais on peut trouver le soulagement de cette haine par l’amour. »

« On ne peut pas aimer quelqu’un qui vous a fait du mal mais, par contre, je trouvais dans le Christ une façon de me créer une sorte de tremplin. Ainsi, je me disais d’Untel : "Je le déteste mais pour toi, Jésus, je ne vais pas dire que je le déteste." Et le fait de ne pas mettre ce mot de haine dans ma bouche, c’était un grand apaisement. Par exemple, je me souviens de ce commandant "Gafa" qui était si horrible, si cruel. Il s’asseyait devant moi et je parvenais à lui sourire… »

« A certains moments, donc, la seule personne avec qui je pouvais parler, intérieurement, c’était la Vierge. »


Ce beau témoignage sur le pardon, que tend aujourd’hui à nous enseigner Ingrid Betancourt, est d’autant plus merveilleux qu’il vient à être critiqué par un grand nombre de ses anciens défenseurs. Par là, je veux juste signaler, qu’à la lecture de commentaires ici ou là, je remarque qu’un certain nombre d’individus appartenant à ses comités de soutiens en viennent aujourd’hui à critiquer ce qu’il y a de plus beau dans le témoignage que nous livrent actuellement leur ancienne protégée !

En tout cas, nous pouvons que remercier Ingrid Betancourt d’avoir livré au Monde entier ce sincère message de foi. La foi en Marie et au Très Haut fait des miracles. Lourdes est là pour nous le rappeler. Ce miracle ne peut que nous encourager à appeler Marie à soutenir les 2000 otages restant prisonniers à travers le monde.

Publié dans Lourdes-News

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soulet 11/07/2008 22:20

Je pense que lors de sa détention, elle a pu appréhender le domaine de l'impalpable, de cette Présence qui nous dépasse tous et qui s'offre à nous dans les moments difficiles. Elle l'a reconnu et sa force est de la nommer. C'est un très beau témoignage et tout comme la petite Marie, elle sait trouver une alliée en la Vierge Marie